« Retour au blog de aemer

"Notre bonheur, mon cher, tiendra toujours entre la plante de nos pieds et notre occiput"

"Notre bonheur, mon cher, tiendra toujours entre la plante de nos pieds et notre occiput"
Les amis, vous voulez savoir ce que j'ai fait pendant les vacances ? Pour mon malheur, pas grand chose ; j'ai lu Balzac et c'est bien triste car quoiqu'en dise Julien Gracq, je doute que ce brave homme soit capable de m'épauler dans mon entreprise actuelle, à savoir rédiger une putain de bordel de merde de dissert de litté sur l'intérêt du "discontinu" dans l'oeuvre - discontinu mon cul -, dissert que j'aurais dû mailer à la prof la semaine dernière soit dit en passant, mais ne nous formalisons pas pour si peu. Au fait, vous vous en fichez ? Tant mieux ! En tout cas je la sens très très mal cette reprise, c'est moche ce qui m'arrive, vous avez le droit de verser une larme sur mon sort, ça changera pas l'ordre du monde mais ça me poindra peut-être, comme dirait B***. La vie est dure.

Bon, c'est compliqué de réussir à solliloquer quand on n'a rien à dire ; vous aimez Faulkner ? Eh bien courez au Gibert Joseph de l'Odéon, Tandis que j'agonise y est bradé à 2¤ et des poussières en occasion, et je peux vous garantir que c'est une affaire - à condition d'avoir assez de numéraire pour investir dans une corde ensuite, étant donné qu'on sort rarement de Faulkner sans avoir envie de se pendre. Quoi ? Ben oui, c'est vrai, c'est fort déprimant tout ça, mais "'fin bon - euh", comme dirait Elie Semoun, voilà qui est bien joli, mais j'ai comme l'impression d'être dans l'impasse. Si je calcule bien et nON MAIS MERDE MAIS ARRETEZ DE M'ENVOYER DES CHAINES DE LETTRES POURRIES SUR HOTMAIL non mais oh mais genre comme si entre facebook et jobetudiant y avait pas déjà assez de nuisibles qui prenaient d'assaut ma messagerie. C'est usant à la fin.

Au fait, quelqu'un s'est-il déjà interrogé sur la santé mentale de Balzac ? Je sais qu'il est mort, hein, c'est pas la question, et je m'excuse moult fois de revenir sur le sujet, mais, nonobstant qu'on lui doive la formule bizarre qui me sert de titre, il lui arrivait d'écrire des trucs vaguement inquiétant. Quand je lis ça, par exemple : "bien, mon petit aiglon ! vous gouvernerez les hommes ; vous êtes fort, carré, poilu ; vous avez mon estime", je me pose des questions, et pas des moindres.

Bonne soirée

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 14:09

« Article précédent : No comment

Article suivant : "Nous ne sommes pas au monde"... »